Oui, louer son immobilier de jouissance reste légal en 2026, qu’il s’agisse d’une résidence principale, d’une résidence secondaire ou d’un pied-à-terre. En revanche, la mise en location ne relève pas d’un régime unique. Le cadre applicable dépend principalement de l’usage réel du logement, de la durée d’occupation et du profil du locataire.
Le premier point essentiel consiste donc à déterminer si la location constitue juridiquement un meublé de tourisme. Le Code du tourisme définit celui-ci comme une villa, un appartement ou un studio meublé, réservé à l’usage exclusif du locataire, proposé à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile, pour un séjour à la journée, à la semaine ou au mois. Autrement dit, lorsqu’une résidence secondaire est louée entièrement à des vacanciers pour quelques jours ou quelques semaines, elle entre généralement dans cette catégorie. Le statut résulte de la réalité de l’occupation et non simplement du nom donné au contrat.
D’autres solutions existent cependant. Un bail mobilité peut être utilisé pour un logement meublé loué entre un et dix mois à certaines personnes en situation temporaire, notamment étudiant, stagiaire, personne en formation, en mutation ou en mission professionnelle. Ce bail est non renouvelable et non reconductible. Un bail meublé classique soumis à la loi du 6 juillet 1989 s'applique lorsque le locataire établit le logement comme résidence principale. Enfin, un bail relevant du Code civil, souvent utilisé pour une résidence secondaire du locataire, peut être envisagé lorsque celui-ci dispose de sa résidence principale ailleurs. La chambre d’hôtes répond encore à une logique différente puisque le propriétaire accueille les voyageurs et fournit certaines prestations : elle ne doit donc pas être confondue avec la location exclusive d’un meublé de tourisme.
Cette qualification est déterminante, car elle conditionne les formalités à respecter, et les risques de requalification sont aussi à considérer. Depuis le 20 mai 2026, l’enregistrement des meublés de tourisme a été généralisé. Pour une résidence principale, la location touristique reste également soumise à un plafond annuel pouvant être abaissé par les communes. Pour une résidence secondaire, une autorisation de changement d’usage peut être nécessaire selon le territoire. Les règles locales doivent donc impérativement être vérifiées avant la publication d’une annonce.
Cette vigilance prend tout son sens à Bordeaux, où la location touristique est fortement encadrée, mais également dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment sur certaines communes du Pays Basque confrontées à une forte tension immobilière. Un modèle de location juridiquement possible dans une commune peut ainsi nécessiter des démarches beaucoup plus contraignantes quelques kilomètres plus loin.
C’est pourquoi l'outil de diagnostic EVOVI constitue la première étape de la réflexion. L’accompagnement EVOVI permet ensuite d’approfondir cette analyse et de confronter les différents scénarios pour repositionner le bien dans votre patrimoine et de questionner son véritable usage. L’objectif n’est pas seulement de savoir si vous avez le droit de louer votre résidence, mais de déterminer comment la louer dans un cadre adapté à votre projet de vie, ou votre projet retraite, à votre patrimoine et à la réglementation locale, tout en confirmant l'intérêt financier.