De nombreux particuliers hésitent encore à concrétiser leur projet immobilier, dans l’espoir d’une nouvelle baisse des prix. Cette prudence est compréhensible, mais elle repose souvent sur l’idée qu’il existerait un moment idéal pour acheter. Or, anticiper précisément le point bas d’un marché reste particulièrement difficile. Le bon moment pour investir dépend avant tout de votre situation personnelle, de vos objectifs patrimoniaux et de votre projet de vie.
Le prix du bien ne représente qu’une partie de l’équation. La pertinence d’un investissement locatif dépend également du taux du crédit, du montant de l’apport, de la fiscalité, du coût des travaux, du niveau de loyer envisageable et de la durée de détention. Une baisse du prix d’achat peut ainsi être partiellement annulée par une hausse des taux d’intérêt ou par la perte de plusieurs mois de loyers.
Prenons le cas d’un bien immobilier d’une valeur de 250 000 euros, financé avec un apport de 20 000 euros. Un emprunt de 230 000 euros sur 25 ans à un taux de 3,10 % représente une mensualité d’environ 1 103 euros, hors assurance. Si le prix du bien baisse de 5 %, mais que le taux du crédit remonte à 3,50 %, le montant emprunté serait d’environ 217 500 euros avec le même apport. La mensualité resterait alors proche de 1 089 euros. L’économie mensuelle serait donc limitée, tandis que le projet aurait été différé et que plusieurs mois de revenus locatifs potentiels n’auraient pas été perçus.
Cette réflexion doit également tenir compte des réalités locales. À Bordeaux, le marché a connu une phase d’ajustement après plusieurs années de forte progression. Cette évolution peut faire apparaître des opportunités, mais la rentabilité varie fortement selon le quartier, le type de logement, son état et la demande locative réelle.
Dans le Pays basque, les marchés de Bayonne, Anglet, Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz restent très recherchés. La rareté du foncier et l’attractivité économique et touristique du territoire continuent de soutenir les prix. Attendre une baisse importante peut donc conduire à laisser passer un bien adapté à son projet.
Dans le cadre d’un investissement locatif, l’apport personnel doit généralement être limité au maximum lorsque la situation financière et les conditions bancaires le permettent. L’objectif est de préserver son épargne disponible et de profiter pleinement de l’effet de levier du crédit. Les loyers perçus participent alors au remboursement de l’emprunt, tandis que l’investisseur conserve une réserve financière pour faire face aux travaux, aux vacances locatives, aux charges imprévues ou à d’autres projets.
Face à ces nombreux paramètres, l’outil de diagnostic EVOVI constitue la première étape d’une décision réfléchie. L’accompagnement EVOVI permet ensuite de transformer ce diagnostic en stratégie patrimoniale concrète. Il ne s’agit pas de prédire l’évolution exacte des prix, mais de déterminer si l’investissement envisagé est adapté à votre situation, à votre territoire et à votre horizon de placement.